Fiche Google Business Profile : créer et soigner sa fiche pas à pas
Créer et optimiser sa fiche Google Business Profile : catégories, horaires, photos, avis, zone d’intervention. Le guide pour les TPE et artisans.
Quand on tape « plombier Rennes » ou « coiffeur près de moi », Google affiche d’abord une carte et trois fiches d’entreprises, bien avant les sites internet. Ces fiches viennent de Google Business Profile, l’ancien Google My Business. Elles sont gratuites, et pour une activité locale elles déclenchent souvent plus d’appels que le site lui-même. Autant les soigner.
Pourquoi certaines fiches passent devant les autres
Google l’explique lui-même : le classement local repose sur la pertinence (la fiche correspond-elle à ce que la personne cherche ?), la distance (êtes-vous près d’elle ?) et la notoriété (avis, présence sur le web, qualité du site). On ne peut rien faire pour la distance. Il reste deux leviers, et une fiche à moitié remplie perd sur les deux.
Créer la fiche, ou récupérer celle qui existe déjà
Tapez d’abord le nom de votre entreprise dans Google. Il arrive qu’une fiche existe déjà, créée automatiquement à partir d’annuaires. Dans ce cas, il faut la revendiquer plutôt que d’en ouvrir une seconde : les doublons font du tort. Sinon, la création se fait depuis le site de Google Business Profile, avec un compte Google rattaché à l’entreprise (pas votre adresse personnelle, que vous pourriez perdre de vue un jour).
Google demande ensuite de valider la fiche, par courrier, téléphone, SMS, e-mail ou vidéo selon les cas. Tant que ce n’est pas fait, elle n’apparaît pas. Comptez quelques jours si c’est un courrier avec un code.
Les champs qui comptent vraiment
Le nom doit être celui de votre enseigne, rien de plus. Écrire « Dupont Plomberie Rennes dépannage pas cher 24h/24 » peut sembler malin, c’est surtout un motif de suspension. Le nom doit correspondre à ce qui figure sur votre site et vos documents officiels.
La catégorie principale est le réglage le plus important de la fiche. Choisissez celle qui décrit votre métier principal (« Plombier », « Menuisier », « Coach de vie »), puis ajoutez quelques catégories secondaires si vous exercez réellement ces activités. En empiler dix brouille le message.
Pour l’adresse, deux cas. Si vous recevez des clients, affichez-la. Si vous vous déplacez chez eux, vous pouvez la masquer et lister les communes que vous desservez. Restez réaliste : une zone de cinquante kilomètres ne vous fera pas apparaître dans chaque village.
Les horaires doivent être tenus à jour, jours fériés et congés compris (Google permet de saisir des horaires exceptionnels). Le téléphone est un numéro que vous décrochez vraiment, identique à celui du site. Le lien vers le site peut pointer vers la page la plus pertinente plutôt que vers l’accueil : pour un artisan, la page du service principal est souvent un meilleur choix.
La description accepte 750 caractères. Écrivez-la pour une personne qui vous découvre : qui vous êtes, ce que vous faites, où. Remplissez aussi la liste des services avec une phrase pour chacun, Google la lit.
Des photos qui ressemblent à votre activité
Une fiche sans photo inspire peu confiance. Ajoutez votre logo, une image de couverture nette, la devanture ou le local, l’équipe si vous êtes à l’aise avec ça, et surtout des photos de vos réalisations. Une photo de téléphone, bien éclairée, vaut mieux qu’un visuel de banque d’images qui ne vous ressemble pas. Une nouvelle photo de temps en temps suffit à montrer que la fiche vit.
Les avis
C’est ce qui pèse le plus dans la décision d’un client. Le plus simple pour en obtenir est de demander juste après une prestation réussie, quand la personne est contente. Envoyez-lui le lien direct de votre fiche par SMS ou e-mail, ou mettez un QR code sur vos devis et factures.
Trois règles à ne pas contourner : pas de contrepartie en échange d’un avis (Google l’interdit), pas d’avis rédigés par vous ou vos proches, pas de tri entre clients contents et mécontents. Les faux avis sont aussi sanctionnés par la loi.
Répondez à tous les avis, y compris les mauvais. Une réponse calme, factuelle, qui reconnaît le problème quand il existe et propose une solution, rassure davantage les futurs clients que cinq compliments restés sans réponse. J’y reviens plus en détail dans l’article sur la collecte et l’affichage des avis clients.
Publications et questions
La fiche permet de publier des actualités ou des offres. L’effet direct sur le classement est faible, mais cela montre que l’entreprise est active. Surveillez aussi la partie questions et réponses : n’importe qui peut y répondre, y compris à côté de la plaque. Mieux vaut répondre vous-même aux questions courantes avant qu’un inconnu ne s’en charge.
Faire correspondre la fiche et le site
Google recoupe ce qu’il lit sur la fiche, sur le site et dans les annuaires. Le nom, l’adresse et le téléphone doivent donc être identiques partout, au caractère près (« rue » ou « r. », espace ou point dans le numéro, cela finit par compter). Il est utile que le site ait une page par service important, qu’il s’affiche vite sur mobile, et que la page contact reprenne les coordonnées de la fiche.
Google met à disposition des statistiques sur la fiche : combien de personnes l’ont vue, appelé, demandé un itinéraire. Regardez-les une fois par mois. Pour le suivi du site lui-même, j’ai détaillé les indicateurs utiles dans l’article sur la mesure d’audience pour une TPE.
Ce qui fait suspendre une fiche
Les motifs les plus fréquents sont un nom bourré de mots-clés, une adresse de domiciliation présentée comme un vrai local, des doublons, ou des informations qui ne correspondent pas à la réalité. Si votre fiche est suspendue, Google propose une procédure de réexamen depuis le tableau de bord ; mieux vaut ne pas en avoir besoin.
La fiche est le point de départ du référencement local, pas sa totalité. Mon article sur le référencement local des TPE à Rennes complète le tableau. L’aide officielle de Google se trouve sur le centre d’aide Google Business Profile. Et si c’est le site qui vous pose problème, je suis développeur web à Rennes : dites-moi ce que vous cherchez.